J’ai grandi dans un village nommé Notre-Dame des Laurentides situé dans les montagnes à quelques kilomètres au nord de la ville de Québec. J’ai toujours été intéressé par l’informatique et mon premier emploi fût comme technicien informatique dans la paroisse. J’ai découvert vers l’âge de 13 ans, l’engagement communautaire à travers les cadets de l’aviation royale du Canada et depuis ce temps-là, je n’ai cessé d’offrir mon temps comme bénévole.


J’ai fait des études en informatique au Cégep de Sainte-Foy qui ont culminé par la publication d’un livre sur la sécurité informatique rédigé avec 3 amis du cégep et qui remporta la bourse de l’Association pour la sécurité informatique de la région de Québec. Lors de ma formation collégiale technique, j’ai effectué un stage dans une usine de cuisines en acier inoxydable et alors que l’on m’offrait un emploi à l’usine, j’ai préféré plier bagage et accepter un poste de moniteur de français à 2 000 km au nord de Vancouver dans le but de faire une immersion dans la culture anglo-canadienne et de parfaire ma maîtrise de l’anglais. Cette année incroyable dans la ville forestière de Terrace en Colombie-Britannique a été une merveilleuse expérience et j’en suis ressorti bilingue.

À mon retour à Québec, alors que mes amis informaticiens avaient des emplois dans le domaine, je suis demeuré prestataire de l’assurance-chômage pendant plusieurs mois, tentant sans succès de décrocher un poste en pleine crise économique. C’est alors que m’est venue l’idée de tenter ma chance dans la région de Toronto où, en l’espace d’une semaine, je décochais un poste chez Microsoft Canada comme technicien au soutien technique de Visual Basic et de Microsoft Access.


J’ai par la suite eu la chance d’occuper plusieurs postes chez Microsoft, passant de chargé de production à Microsoft Network, à directeur de programme. Je suis particulièrement fier de ma contribution à lancer la première version localisée d’Hotmail en français au Canada. Pendant cette fructueuse carrière de 12 ans chez Microsoft, j’ai eu le plaisir de côtoyer des collègues fantastiques, de faire de nombreux voyages à l’étranger et de tester plusieurs nouveautés pour le marché canadien. 


Mais pendant mes temps libres, je continuais à m’impliquer au niveau communautaire, devenant interprète français-anglais pour le Festival international du film de Toronto et m’impliquant auprès de ma conseillère municipale dans la lutte pour préserver et améliorer mon quartier. C’est ainsi que je découvris la politique et au fil de victoires électorales de mes candidats j’y ai pris goût.


En 2008, j’ai donc décidé de quitter mon emploi et de retourner sur les bancs d’école pour entreprendre des études universitaires. J’ai complété un Baccalauréat ès Sciences Sociales, spécialisé bidisciplinaire en administration publique et science politique de 2008 à 2011 et depuis, j’ai entamé une Maîtrise ès Arts en Administration publique à l’Université d’Ottawa que j’ai complétée en soutenant ma thèse le 26 août 2013.


Malgré que les études à temps plein demandent énormément de temps et d’énergie, je continue mon engagement communautaire. Pendant l’hiver 2012, je suis devenu membre de la Patrouille canadienne de ski et j’ai offert mes services de bénévole comme patrouilleur, prodiguant les premiers soins aux skieurs et planchistes blessés dans la pratique du sport. J’ai même eu l’honneur de recevoir le titre de recrue masculine de l’année décerné par la patrouille de ski Edelweiss.


Mais ayant « tombé » dans la recherche un peu comme Obélix, qui en redemande toujours, j’ai décidé de poursuivre les études en proposant une recherche doctorale qui a été financée par le CRSH. Accepté dans le fameux laboratoire sociologie urbaine (LaSUR) du professeur Vincent Kaufmann à l’École polytechnique fédérale de Lausanne, ce doctorat fût le début d’un long séjour en Europe. Passé le choc culturel la Suisse et moi on s’est mutuellement adopté et j’ai passé 5 formidables années dans la capitale vaudoise, alliant temps de recherche et d’études au LaSUR et ski dans les Alpes valaisanne et française à proximité (je m’en compte très chanceux). Après avoir soutenu ma thèse de doctorat devant un jury international (Professeur Anthony Perl politiste et professeur en études urbaines à Vancouver, Professeure Karen Lucas de la Chaire en transport et analyse sociale à Leeds en Angleterre et la docteure Monika Ruzicka-Rossier architecte de l’ÉPFL en Suisse, c’est du côté de la Bavière que je me suis dirigé afin de faire un stage comme coordinateur postdoc du groupe de recherche doctorale mobil.LAB à Munich. Mon travail au sein de ce groupe de 13 doctorants de multiple horizons disciplinaires tous en lien avec la mobilité durable en région métropolitaine a été très formateur tant du point de vue scientifique qu’humain.


Mais l’éloignement des amis et de la famille, majoritairement au Canada et en grande partie dans la région de la capitale nationale se faisait sentir et fort heureusement pour moi ce poste à l’ÉSAD m’a paru comme une occasion de revenir au bercail, tout en me joignant à une fantastique équipe multidisciplinaire de chercheurs. Voilà donc, ma brève petite histoire. J’ai bien hâte d’en écrire les prochains chapitres à l’École supérieure d'aménagement du territoire et de développement régional.


 

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